16 mars 2018

City-as-a-service: l'expérience urbaine renforcée

Par Thibault Ancely, Directeur Exécutif Investissement & Développements.

Lors du MIPIM 2018, je suis intervenu lors de la table ronde "City as a service, the new urban experience". L'occasion de vous partager ma vision aussi sur Linkedin.

A mesure que l’on appréhende les nouveaux horizons technologiques dessinés par la Smart City, force est de constater que les paradigmes inédits qui en découlent se concentrent pour la plupart essentiellement sur l’efficience systémique des écosystèmes urbains.

La notion de "City-as-a-service" – née d’une vague de néologismes relativement récente - vient dans cette perspective poser un nouveau regard sur cette approche tendant à considérer la ville plateforme comme une matrice servicielle, induisant une vision davantage centrée sur l’humain que sur la data en elle-même. Le "City As A Service" est en réalité un regard directement né de la culture collaborative du web, et on peut considérer à juste titre que cette ville plateforme puise ses origines dans le désir de re-fonder l’intérêt général à partir d’une nouvelle connectivité. 

Le "City-as-a-service" ou la ville collaborative au service de l’innovation sociale 

Au cours des dix prochaines années, l'économie collaborative – qui sous-tend le "City-as-a-service" - pourrait bien devenir le modèle de performance de référence dans une Europe qui cherche sa croissance (estimation PwC), un modèle par ailleurs plébiscité par les Français avec 75 % d’entre eux qui se disent intéressés par la consommation collaborative (Etude TNS avril 2017). Les plateformes collaboratives devraient voir également leur chiffre d’affaires exploser de 35 % par an – contre 3 % pour l’ensemble de l’économie – pour atteindre 83 milliards d’euros d’ici 2025.

Dans ce cadre, le "City-as-a-service" décrit la métropole prédisposée à créer du lien, faciliter la vie des citadins, fluidifier les mobilités, répondre aux nouveaux modèles de vie. Il travaille sur la multi-fonctionnalité des bâtis et sur leur réversibilité. L’économie collaborative et les technologies de l’immobilier (les real estech, en anglais) permettent d’ores et déjà de faciliter la vie des travailleurs, à l’instar de la conciergerie à la demande (Bnbsitter) ou des parkings partagés et réseaux intelligents de mobilité (Karos). 

Au sein du "City-as-a-service", biens et services sont ainsi renforcés sur l’ensemble des territoires pour faciliter la vie des actifs et l’accès au travail. C’est la recette des grands "central districts" fondée sur les « trois T du succès économique » : tolérance, talents et technologie, de Richard Florida, professeur à l’université de Toronto. La solidarité y est un principe moteur clé, et les communautés de voisins s’y créent au sein même des bâtiments à l’image de la philosophie de la Cité radieuse de Le Corbusier à Marseille.

"City-as-a-service" : agent premier de l’attractivité 

Un "haut niveau de service" est un atout incontestable et de plus en plus décisif dans les stratégies déployées par les métropoles désireuses de renforcer leur attractivité. Le capital serviciel de la Cité devient un atout de premier plan pour la vitalité du tissu urbain et de ses talents.

Ainsi, comme le souligne l'APUR dans un rapport sur les quartiers d’affaires de la Métropole du Grand Paris, le modèle à "haut niveau de services" permettrait, par exemple, de revitaliser La Défense. 

Les challenges posés par la Real Estech et l’exploitation de la data n’ont de sens que dès lors qu’ils viennent nourrir ce potentiel d’attractivité. Le large marché émergeant des startups de l’immobilier construit, en cela, un nouveau canevas de services qui vient créer de la valeur pour l’habitant, le locataire, le propriétaire et l’entreprise.

Dans cette perspective de "City-as-a-service", la récolte et l’exploitation des données liées aux multiples usages désormais identifiables et mesurables grâce à un mouvement d’ouverture (l’"Open Data") sont de formidables leviers pour les concepteurs numérique pour inventer les solutions et services de demain sur l’ensemble des échelles de la ville et du bâtiment.

Pour les acteurs traditionnels de l’immobilier, c’est enfin un moyen de réinventer leurs modèles d’affaires vers plus de porosité entre les modes de vie des citadins, les interactions dans les espaces de vie et les secteurs d’activités, telle que la mobilité. 

Source : LinkedIn

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